Une année record ouvre de nouvelles perspectives pour le principe de Jordan


La Corporation catholique de la santé est fière de commandité la 27e Conférence canadienne annuelle sur les déficiences développementales et l’autisme qui a enregistré un record d’affluence avec plus de 700 participants le 30 octobre et plus de 650 le lendemain au Victoria Inn Hotel and Conference Centre à Winnipeg.

Un large éventail de projets de recherche, de tendances et d’ateliers s’articulant autour de grands thèmes comme l’inclusion, la justice sociale et le changement ont été abordés.

Madame Cindy Blackstock a procédé à l’ouverture de la conférence par une présentation éloquente soulignant que le passé n’est pas si lointain et que nous n’avons guère fait de progrès sur le plan de l’égalité des droits des peuples autochtones au Canada. Elle a incité les participants à continuer à militer, en insistant sur le fait que le principe de Jordan est un outil. « L’amour ne s’affirme comme valeur que lorsqu’il est exprimé », a-t-elle déclaré.

Le principe de Jordan représente l’engagement que les enfants des Premières Nations obtiendront les produits, les services et les mesures de soutien nécessaires quand ils en ont besoin. Les questions relatives aux paiements seraient réglées plus tard. Ce principe s’inscrit dans l’héritage de Jordan River Anderson. Né avec un trouble musculaire rare, Jordan est décédé à l’hôpital à l’âge de cinq ans. Un conflit de compétences en matière de financement entre les gouvernements fédéral et provinciaux a fait en sorte qu’il n’ait pas eu la possibilité de vivre avec sa famille ou en résidence et qu’il ait passé sa vie entière à l’hôpital.

Les participants à la conférence ont été invités à une projection spéciale du film documentaire intitulé Jordan River Anderson – The Messenger, suivant la première au Festival international du film de Toronto.

Les résultats des travaux du centre de recherche St. Amant, ainsi que des témoignages personnels de familles touchées par le principe de Jordan, ont été présentés. En 2018, plus de 250 000 enfants qui n’avaient pas reçu de l’aide auparavant ont bénéficié de soutien en vertu de ce principe.

Les discussions ont porté sur d’autres dispositions législatives. Le sénateur Jim Munson et son équipe ont présenté le projet de loi C-81 sur l’accessibilité, ce qui a donné lieu à des questions et des discussions intéressantes, dont le sénateur pourra faire état à Ottawa. Madame Judy Wasylycia-Leis, une défenseure de la cause des parents qui poursuit une carrière politique depuis des décennies en tant que députée fédérale et provinciale, a incité les participants à profiter de l’élan suscité par la campagne Disability Matters Vote pour militer politiquement afin que des programmes et des services de soutien innovateurs soient offerts aux personnes qui en ont besoin.

Avec plus de 42 ateliers ainsi qu’un salon de rencontre pour faciliter le réseautage et les présentations de projets de recherche par affiches au cours de l’événement de deux jours, les participants ont pu se constituer un programme sur mesure qui convienne à leurs besoins et intérêts. Bien qu’il y a une emphase  sur les troubles du développement et l’autisme, cette conférence peut être inspirante et intéressante pour n’importe qui, qui s’intéresse au justice sociale.

La 28e Conférence canadienne annuelle sur les déficiences développementales et l’autisme aura lieu le mardi 6 octobre et le mercredi 7 octobre 2020.