Plus de logements pour une meilleure transition

Depuis 2008, Abri Marguerite assiste les nouveaux arrivants francophones en leur proposant des solutions d’hébergement temporaire à leur arrivée. Aujourd’hui, l’organisme possède deux bâtisses dans le quartier de Saint-Boniface et dispose d’un total de dix logements.

L’Accueil francophone est en charge de la gestion des deux résidences. « Nous avons constaté des besoins en hébergement de plus en plus grands, explique Bintou Sacko, la directrice de l’Accueil francophone. Le taux de logements disponibles à Winnipeg est bas. La demande est forte et le quartier de Saint-Boniface est cher. Ces résidences permettent de maintenir les nouveaux arrivants à proximité de services offerts dans leur langue et d’écoles en français. »

La première résidence, située sur la rue Dumoulin, compte cinq logements de trois chambres à coucher. « Ce sont des logements de transition à court terme dans lesquels les nouveaux arrivants peuvent rester un mois au maximum. Nous aidons les familles à trouver un autre hébergement si elles n’ont pas de logement à la fin de cette période, mais nous les encourageons à prendre elles-mêmes les dispositions nécessaires. »

En 2017, Abri Marguerite a fait l’acquisition d’une nouvelle résidence située sur la rue Saint Jean-Baptiste. « Nous avons remarqué qu’avec les logements à court terme, les nouveaux arrivants n’avaient pas le temps de s’installer, ni de s’acclimater à la communauté », partage Raymond Simard, président-directeur général d’Abri Marguerite.

« Nous avons pensé qu’il serait judicieux d’avoir une résidence dans laquelle ils pouvaient rester plus longtemps, pour leur donner la chance de s’installer, d’inscrire leurs enfants à l’école et peut-être de trouver un logement permanent à Saint-Boniface. » Bintou Sacko ajoute : « Dans ces nouveaux logements, nous proposons des baux de trois, six ou 12 mois en fonction des besoins. »

Les premiers résidents de ce nouvel immeuble sont arrivés au printemps 2018. « Nous avons dû assurer le déménagement des personnes qui vivaient dans la bâtisse quand nous l’avons achetée, précise Raymond Simard. Puis nous avons entrepris des rénovations sérieuses pour remettre les logements aux normes imposées par la Ville. »

La maison dispose de quatre unités d’une chambre, et d’une unité de deux chambres. « Les suites sont constamment louées. Nous continuons à faire des réparations régulièrement. Ce sont des vieilles bâtisses dans lesquelles il y a toujours des améliorations à apporter. Prochainement, les escaliers extérieurs vont être changés pour les rendre plus sécuritaires. » Abri Marguerite envisage de continuer à étendre ses services dans les années à venir. « Nous souhaiterions pouvoir ajouter à ces logements de court terme et de moyen terme un troisième édifice, avec des logements à long terme. Nous travaillons présentement sur un projet de suites permanentes réservées aux immigrants. »